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Interview de Martine LEBRUN, présidente de l’ANJAP

Propos recueillis par Alexandra GUILLET - le 09/06/2008 - 17h24 pour LCI

LCI.fr : « Le procès des assassins présumés de Nelly Crémel s’est ouvert ce lundi devant la Cour d’assises de Melun. Parmi eux, figure un possible récidiviste. A l’époque des faits, en 2005, Nicolas Sarkozy avait tempêté que le juge qui avait osé libérer ce "monstre" devait "payer" pour sa "faute". Trois ans après, cette phrase a-t-elle laissé des traces dans les esprits ? »

Martine Lebrun, présidente de l’Association nationale des Juges d’application des peines : « Je crois qu’aucun magistrat n’a oublié les propos tenus par Nicolas Sarkozy. Propos que l’on pourrait qualifier "d’erreur de langage". Toute notre difficulté, à nous, juges d’application des peines, est de devoir travailler avec d’une part, ces propos qui résonnent dans nos oreilles et, d’autre part, d’avoir sous nos yeux les textes que la France a signés. En particulier une recommandation du Conseil de l’Europe de 2003 qui explique que la libération conditionnelle est la meilleure façon d’éviter la récidive, et des circulaires de Rachida Dati, prises en 2007, qui nous disent qu’on ne fait pas assez de libération conditionnelle.... »

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Interview de Martine LEBRUN

publié le mercredi 20 février 2013 (Date de rédaction antérieure : 9 juin 2008).